Le « Syndrome de Punky Brewster »

13 Nov

Après le « Syndrome du Docteur Quinn » (SDQ pour les pros), voici le tour de Punky Brewster.

Si, comme moi, tu as connu les Années 80, que tu as regardé le Club Dorothée religieusement, tu connais forcément cette série américaine.

L’histoire de cette gamine abandonnée par sa mère dans Chicago, squattant un appartement vide et découverte par son voisin ? Top. Et le voisin en question, un vieil ours mal léché, revêche à souhait, que l’on aurait adoré détester, tout en sachant qu’il cachait un cœur d’or ? Ouais, la relation entre les deux personnages principaux était super bien écrite, dynamique.

Mais ce n’est pas de cela que je voulais te parler. Revenons-en au Syndrome de Punky Brewster (ou SPB). Ça consiste en quoi ? En gros, l’envie, que dis-je, le besoin de s’habiller comme cette gamine farfelue. Quelle petite fille des Années 80 n’a pas, comme moi, rêvé de piquer à Punky sa garde-robe excentrique à souhait, comme seules ces années-là le permettaient ? C’est vrai ça, j’aurais adoré porter des chaussures flashy et dépareillées, des superpositions de vêtements colorés, des chaussettes arc-en-ciel, des élastiques à petits soleils en plastique pour mes couettes, un bandana à la cuisse sur un jean délavé… OK, pour le dernier, je plaide coupable. Déjà fait : après tout, dans les Années 80, le bandana était roi, comme les pin’s, le fluo, les fuseaux (ces espèces de pantalons immondes qui ne vont à personne) et autres accessoires d’un goût souvent douteux, en plein revival ces derniers temps.

Il faut bien reconnaître que le look de Punky Brewster en jetait à côté de ma coupe à la Mireille Matthieu, de mes cols roulés en acrylique aux couleurs de papiers-peints Seventies qui faisaient voler les cheveux dans tous les sens quand on les enlevait, les cagoules qui me donnaient l’air d’un garçon, et j’en passe… Quelle frustration de ne pas avoir toutes ces couleurs vives, cette garde-robe acidulée !

Et sa chambre ? Tu l’as bien vue sa chambre à Punky Brewster ? Toute repeinte dans des tons vifs, avec un super coffre de pirate violet, un super lit/charrette qui bascule, le store pour la nuit avec sa petite lune et ses étoiles. J’aurais aussi adoré avoir sa chambre. Et ne me lance pas sur le superbe chien, Bandit. À l’époque, je n’avais pas encore de chien (même si je le réclamais à chaque anniversaire et à chaque Noël) et j’étais juste méga-jalouse de cette petite peste ! Elle avait tout, sérieusement !

Mais l’avantage avec l’âge adulte, c’est que tu peux te VENGER. Dans les grandes largeurs. De la minute où je me suis enfin assumée et où j’ai enfin acheté les fringues que JE voulais, c’est parti en freestyle. Ou plutôt en Punky Brewster Style. Bon, années 2010 obligent, j’ai zappé le fluo et le bandana. Mais pour le reste : mazette ! Manteau en velours framboise, veste en velours orange, petit blouson en cuir en plastique rouge (comprendre : simili rouge), pulls aux couleurs improbables, robes roses, converses rouges… sans oublier mes super chaussettes arc-en-ciel !

Bref, tu l’auras compris, je suis atteinte d’une forme aigüe de SPB. Et d’ailleurs les effets ne se limitent pas à ma garde-robe : mon studio a aussi subit le raz-de-marée Punky. De la couverture bigarrée (header de ce blog), aux lampadaires violet et jaune, en passant par la guirlande mexicaine en plastoque méga cheap (finalement enlevée après 3 ans de bons et loyaux services), c’est un festival. Et encore : heureusement que j’ai eu la flemme de repeindre les murs !

Certains diront qu’il est pathétique, à bientôt 35 ans, de s’habiller avec autant de couleurs vives (et aussi peu de goût). Bon, j’ai aussi du noir, du gris et du marron dans mon armoire… Mais franchement, si on ne relève pas ces tons neutres avec un joli sac en patchwork de roses et mauves, ou un béret rouge vif, ou une écharpe à rayures bariolées, où va le monde ?

Donc à celles et ceux qui n’osent pas la couleur pour des raisons aussi débiles que : « les gens vont me regarder de travers », « on va me remarquer », « la couleur ça ne me va pas », « le noir amincit, la couleur me donnera l’air encore plus grosse », « ce haut n’est plus de mon âge », je dis ceci : RIEN à CIRER !

Ami(e) Lecteurice, retrouve la Punky qui est en toi et mets de la couleur dans ta garde-robe, dans ton intérieur et dans ta vie !

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Une Réponse to “Le « Syndrome de Punky Brewster »”

Trackbacks/Pingbacks

  1. I ♡ Pink TAG (version française) « L'Orpailleuse de Paname - 12 janvier 2013

    […] C’est vrai qu’on associe davantage la petite fille que l’adulte à la couleur rose. Quand je débarque au travail avec beaucoup de rose ou même dans les transports parisiens, je capte des regards un peu décontenancés, voire légèrement amusés, sur ma garde-robe un peu ‘décalée’. […]

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