Pourquoi j’aime regarder True Blood…

5 Sep

– Parce que j’en ai entendu parler, déjà. Tu constateras que j’ai souvent 10 métros de retard en matière de séries TV, musique, showbusiness… Sans télé ni radio, j’échappe souvent aux buzzs, au pire du petit écran, mais aussi parfois au meilleur. Donc déjà, le fait que j’aie découvert le buzz autour de cette série (bon, alors qu’elle en était déjà à sa 4e saison, certes), c’est énorme.

– Parce que j’admire Anna Paquin, qui tient le premier rôle, depuis que je l’ai vue crever l’écran dans La Leçon de Piano et Jane Eyre (la version de Zeffirelli)… alors que ce n’était qu’une gamine! Tu la connais sans doute aussi comme Malicia/Rogue dans les films X-Men

– Parce que l’histoire se passe en Louisiane, et que j’éprouve une fascination pour cet Etat. J’espère toujours y aller un jour… Le fait de placer l’action dans un bled paumé après le passage de Katrina installe d’emblée une ambiance glauque, suffocante… parfaite, quoi!

– Parce que les personnages sont tous énormes. J’en aime certains, j’en déteste plusieurs, et beaucoup me gonflent. Mais bizarrement, ça n’enlève rien à mon plaisir… Cette série me fait le même effet que Buffy contre les Vampires dans ma jeunesse. J’avais envie de tarter Buffy et la majorité du casting, mais j’étais accro. Bah là, pareil: Sookie aurait besoin d’une bonne fessée de temps en temps, son frère est débile, sa meilleure amie une vraie chieuse, mais je les aime quand même…

– Parce que c’est pas de la daube comme Twilight. J’ai été traumatisée par ces films pourris, le mauvais jeu des acteurs, la morale à 2 balles (abstinence à tout prix, les d’jeunes!) et globalement le ridicule de la chose. Et pis, ce Robert Pattinson, qu’est qu’on lui trouve à la fin? Déjà dans Harry Potter, j’avais pas compris… Rien du discours rance de Stephenie Meyer dans True Blood. Cette série m’a scotchée à mon siège dès l’épisode pilote, avec ses scènes de sexe assez crues, son langage ordurier (une quantité impressionnante de F**K à la minute) et nombre de choses gonflées. Oui, car la série est gonflée et c’est ce qui m’a fait enchaîner les 4 saisons à un train d’enfer. Elle appartient à cette nouvelle génération de séries télés qui osent, au risque d’en faire trop et de sombrer dans le vulgaire parfois. J’ai l’impression que Rome de HBO a ouvert la voie, et depuis on a eu Les Tudors, Spartacus, et en France des OVNIs du genre Maison close. Dans un prochain billet sur Spartacus, je reviendrai sur les choses que j’aime dans les séries ‘trash’.

– Parce que le générique. Oui, le générique quoi! La musique est super, les images et le montage interpellent, charment et révulsent, tout ça à la fois (si, si!). Pas étonnant qu’il ait remporté des prix, ce générique…

– Parce j’adore quand un méchant/héros sombre craque pour l’héroïne sans pour autant se transformer en bisounours. Pas de prince charmant ici (même si l’acteur qui interprète Bill Compton a été « Prince Vaillant » dans une vie antérieure). Mais des Vampires, des bad boys et des psychopathes (souvent un même gars cumule). Tout ce que j’apprécie! Mon préféré, de loin, c’est Eric Northman! ERIC, le grand Viking millénaire qui butte, mord, drague ou torture tout ce qui bouge. L’acteur, Alexander Skarsgård, est le fils de Stellan, un comédien suédois que je suis depuis qu’il faisait le méchant dans Le Roi Arthur (oui, oui, la version avec Keira Knightley) et un des 3 ex de Meryl Streep dans Mamma Mia! Tu l’as sans doute également vu dans Breaking the Waves. D’habitude, je craque pas sur les blonds, mais mamma mia! Pour Alexander, je suis prête à faire une exception! Surtout lorsqu’il incarne Eric le-mec-du-grand-nord-qui-donne-chaud! Si tu es fan de Lady Gaga, tu l’as croisé avant qu’il ne se vampirise: c’était lui le boyfriend dans Paparazzi.

True Blood profite du ‘coming out’ des Vampires dans notre monde (le postulat de départ) pour pointer du doigt, épingler, critiquer les ségrégations de toutes sortes, préjugés… La série s’emplafonne tous les dysfonctionnements de la société américaine et les écrase du talon avec brio. Les Vampires sont autant de métaphores pour les Noirs, les Latinos, les Gays… Ils résument à eux seuls toutes les minorités et cela confère à la série un fil directeur extrêmement puissant, à mon avis. Pour autant, les Vampires ne sont pas les seuls personnages à être utilisés pour mettre en lumière les préjugés, l’étroitesse d’esprit, les dangers que la peur de l’autre et l’ignorance engendrent dans nos sociétés. J’ai été frappée par l’abondance, la récurrence des situations et des personnages renvoyant directement à la communauté LGBT (Lesbienne Gay Bisexuel Transsexuel). Un de mes persos préférés, Lafayette, est un Black gay qui s’assume et a un langage et des codes bien à lui. Sa cote de popularité Outre Atlantique est monstrueuse, paraît-il… Franchement, ça ne m’étonne pas.

– Oh, j’oubliais: le générique!!!

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